En mars dernier, dans un article titré « les PIAL arrivent », nous nous posions des questions à propos de l’évolution du travail des AESH dans le cadre des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés). Le Ministère de l’Education nationale vient d’apporter des réponses. Les PIAL sont arrivés !
Dans le cadre du projet « Ensemble pour une école inclusive », le Ministère marque sa volonté de mieux reconnaître la place des AESH dans le système scolaire et il propose une réorganisation de leur travail. Les services qui, dans les Inspections académiques mettent en œuvre la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap, prennent le nom de « service Ecole inclusive ».
Les AESH sont membres à part entière de la communauté éducative
Les AESH appartiennent à la communauté éducative mais ils n’y sont pas toujours suffisamment bien intégrés. Le Ministère insiste donc pour que ce principe général devienne partout réalité. Il rappelle qu’enseignants et AESH sont appelés à travailler ensemble de manière quotidienne. Les AESH sont placés sous la responsabilité éducative et pédagogique des enseignants eux-mêmes, des directeurs d’école et des chefs d’établissement. Les modalités d’accompagnement de l’élève en situation de handicap par les AESH sont élaborées et fixées par les enseignants auprès desquels ils travaillent. Les AESH sont associés aux réunions des équipes de suivi de la scolarisation.
Les directeurs ou les chefs d’établissements doivent veiller, de leur côté, au bon accueil de l’AESH. Il sont invités à lui accorder un entretien d’accueil, à le présenter aux enseignants et aux élèves, puis à organiser un entretien de présentation associant les parents, l’enseignant concerné ou le professeur principal et l’AESH.
Le service Ecole inclusive facilitera l’accès de l’AESH aux outils et documents utiles à l’accompagnement des élèves concernés. Par ailleurs, petite simplification administrative, les six CDD d’AESH seront remplacés par deux CDD de trois ans. La liste des postes vacants sera publiée sur le site Place de l’emploi public. Et enfin, détail sympathique, une adresse fonctionnelle de courrier électronique est attribuée aux AESH.
Le PIAL est une nouvelle forme d’organisation du travail des AESH
Le PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisés) est essentiellement une nouvelle forme d’organisation du travail des AESH qui doit permettre de mieux répartir et coordonner leurs interventions en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés.
Il est un regroupement d’écoles et/ou d’établissements, à l’échelle d’une circonscription, d’un EPLE (Etablissement Public Local d’Enseignement) ou d’un territoire déterminé. La mise en place des PIAL se fera progressivement, de manière équilibrée, sur tout le territoire.
Dans le primaire, le PIAL est placé sous la responsabilité de l’IEN, qui peut déléguer, localement, à un directeur d’école, et dans le second degré sous la responsabilité d’un chef d’établissement. Les élèves bénéficiaires d’un AESH restent notifiés par la CDAPH mais c’est le responsable du PIAL qui arrête les emplois du temps des AESH et qui détermine la quotité horaire de leurs interventions auprès des élèves concernés. La circulaire ne le dit pas, mais dans le fonctionnement du PIAL la distinction entre aide individuelle et aide mutualisée n’a plus guère de raison d’être.
Les objectifs du PIAL : souplesse et autonomie
L’Education Nationale prend ainsi quelque distance par rapport à la MDPH. Elle se réserve l’organisation du travail des AESH. Le PIAL a pour objectif d’apporter de la souplesse dans l’organisation de l’accompagnement humain tout en restant, sur le terrain, au plus près des besoins des élèves en situation de handicap.
Un accompagnement ainsi rendu plus efficient n’en atteindra que mieux ses buts essentiels, à savoir développer l’autonomie de l’élève dans ses apprentissages et l’efficacité des enseignements ; sans oublier de veiller, si besoin, à sécuriser l’environnement de l’élève et à lui apporter la protection nécessaire quand la situation ou le contexte l’impose.
Ces deux objectifs, plus de souplesse et accès mieux contrôlé à l’autonomie, ne sont sans doute pas sans lien. Certains craignent en effet que l’accompagnement individuel n’ait tendance à isoler l’élève du reste de la classe et ne favorise pas suffisamment son autonomie (voir : AVSi et AVSm). Il est peut-être intéressant, en effet, de tendre vers un travail plus « mutualisé » des AESH.
Le manque de souplesse des AVS individuels était d’ailleurs l’un des arguments qui avaient justifié la création des AVS mutualisés, en 2013. On se plaignait des emplois du temps trop rigides, quand par exemple l’AVS restait une heure sur le banc de touche à assister à la leçon d’EPS… Concernant l’accent mis aujourd’hui sur l’autonomie, il est vraisemblable que l’on n’a pas fini d’en parler et que ce thème reviendra dans les prochains débats.
Texte de référence : circulaire du 5 juin 2019, préparatoire de la rentrée 2019 – Pour une École inclusive
81 commentaires sur “Les PIAL : une nouvelle organisation du travail des AESH”
Je me pose une question. Cela fait 5 ans que je suis aesh. Normalement plus qu 1 an avant le CDI. Je viens de recevoir mon nouveau contrat pour 3 ans ! Est ce que cela veut dire que je recommence pour 6 ans de CDD?
Je suppose que c’est une erreur de votre service gestionnaire qui a pris l’habitude d’envoyer à tout le monde des contrats CDD de trois ans. Mais les textes sont clairs, après six ans d’exercice en CDD vous avez droit à un CDI. Et dans un an vous n’oublierai pas de demander un CDI au service gestionnaire de l’Inspection académique.
Mais vous pouvez aussi, dès à présent, leur faire remarquer leur erreur.
bonjour
je suis AESH I DEPUIS 10ans et je voulais savoir s.il etait possible de passer AESH CO
quelles sont les demarches
Pouvez vous me confirmer que cela me permettre de travailler en plein temps
Je pense que ça devrait être possible.
Parlez-en avec le coordonnateur départemental des AESH
http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page802.htm
bonjour je suis aesh et je crains aussi que les PIAL aient été plutôt inspirés par des logiques budgétaires plutôt que par une réflexion sur l’école inclusive. Depuis quelques années, on voit que l’accompagnement mutualisé est de plus en plus notifié mais l’accompagnement individualisé reste le plus courant. Cependant, dans plusieurs académies, des notes ont été envoyées qui signifient tout à fait clairement que l’accompagnement mutualisé devient, avec les PIAL, la règle alors que l’accompagnement individuel l’exception… Pourtant, lorsque l’accompagnement est mutualisé, la MDPH ne précise pas le nombre d’heures qui serait nécessaire pour accompagner l’enfant. C’est donc à la personne qui pilotera le PIAL que cet arbitrage reviendra. A quel moment avons nous la certitude que ces personnes seront formées aux différents handicaps, et surtout comment une personne à elle toute seule peut elle au final juger d’allouer tel nombre d’heures pour un enfant et tant pour un autre ? Avec l’équipe éducative ? Mais qui est formée ? Je trouve ce dispositif tout à fait contraire à une école inclusive et bienveillante, sans parler de la dégradation des conditions de travail que vont connaître les aesh… Le ministre aurait été mieux inspiré en mettant son énergie pour ouvrir l’école aux parents, aux experts du handicap et à du temps institutionnel pour croiser les regards. Il aurait également été mieux inspiré en proposant de véritables formations à un niveau plus élevé que le niveau V pour les aesh, en proposant des formations communes avec les enseignants et en intégrant des formations continues obligatoires pour les enseignants du primaire mais aussi des collèges et lycées.
Vos craintes sont en partie fondées et je m’en tiendrai à deux ou trois remarques.
Quand les AVS mutualisés ont été créés, il y avait des arguments en faveur de cette création. J’en avais évoqué quelques-uns sur http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page795.htm
et je crois que récemment un n° de la revue de l’INS HEA va dans le même sens.
Concernant les AESH mutualisés, la CDAPH n’indique pas le nombre d’heures, ce’est vrai, mais elle doit préciser quelles seront les activités principales de l’AESH. Je crois que la loi pour une école de la confiance leur demande de le faire pour tous les AESH.
Il y a aussi une question de fond. Quand on veut qu’un projet d’accompagnement réussisse, il faut y impliquer ceux qui le mettront en oeuvre, il faut le faire avec eux. Je ne suis pas certain que la bonne solution soit un projet élaboré à l’extérieur (par la MDPH) et qui arrive tout bouclé. Il faut donner un peu plus de responsabilité et de marge de manoeuvre aux acteurs du terrain.
Bonsoir,
Aesh depuis 9 ans….
Et mère d’une enfant autiste…
Quelle douce utopie de lire de jolis versets, censés défendre les droits des enfants en situation de handicap, quand nous sommes tous , confrontés à des prises de décisions de « bureaucrates » n’ayant pour nombreux d’entre eux, aucune connaissance du contexte de vie et de prise en charge de ces enfants.
De quel droit , des personnels non formés décideraient de la quotité d’heure nécessaire dont nos enfants en situation de handicap ont besoin?
De quel droit , l’éducation Nationale se substituerait aujourd’hui à la fonction d’analyses purement médicale que constitue la MDPH et de ses équipes pluridisciplinaires formées principalement de médecins ?
Des parents impliqués au « sauvetage » de leur enfant pour certains depuis leur naissance….
Des dossiers à remplir et à argumenter afin que chacun de ces enfants bénéficie de ce qu il a droit pour l’aider à évoluer, à grandir et pour certains , Dieu Merci, à guérir….
Si nous vivions dans un monde plus compréhensif , et bienveillant , nous n’aurions pas à subir le manque de discernement et d’altruisme de certains, chacun s’attelant à exposer sa supposée « science infuse »
Ce Système de PIAL….. ne représente aucunement à mon sens, un respect du handicap, de nos enfants, et la pleine considération que nous nous devons d’avoir pour TOUS ces personnels dévoués qui font leur travail comme ils le peuvent pour beaucoup d’entre eux…..
Un accord mutuel avec les différents acteurs…et surtout par dessus tout le respect de la décision de gens formés part la médecine…
Quand ils donnent des cours ces gens là , ce sont bien des cours de Médecine et pas d’EPS ou de géographie….
Alors chacun sa place , il me semble…
Il est certain que ce nouveau système accordera , encore moins, le sentiment de « vocation « pour ce métier…et c’est fort dommage car de nombreux personnels sont de vraies « pépites » pour ces enfants…qui ne cessent d’évoluer et qui demeurent heureux…des enfants que nous nous devons de soutenir et d’aider….
Hein parce qu’au fond c’est bien ça notre but dans le fond…Non?
Bonjour,
Je vais signer mon 4eme CDD à la rentrée 2019. Est-ce qu’il fera parti du 2eme CDD de 3 ans où on recommence à 0. Merci. Emeline
Puisque vous avez déjà effectué 3 CDD d’un an, à la rentrée de septembre 2019 vous signerez un CDD de 3 ans, et au terme de ces 3 ans, vous pourrez obtenir un CDI.
la distinction AVSi et AVSm n’a plus lieu d’être …. blablabla juste pour faire des économies et ce sera le référent pial qui dira qui a besoin de quoi alors que de 1 il ne connait pas l’enfant de 2 il est médecin pour savoir si l’enfant a besoin de telles ou telles choses?
si nous parents demandons des AVSi c’est que nos enfants en ont besoin et tout ceci est examiné en commission avec des médecins qui connaissent les pathologies ou troubles de nos enfants
Le pial est juste là pour faire faire des économies sur le dos des handicapés et petits a petits les mettre en dehors du système scolaire
On en est bien loin de la loi de 2005 qui n’est toujours pas appliquée, là avec les pials c’est un retour en arrière sur une école intégrative et non inclusive
Personne n’évoque ici, et je ne veux en aucun cas généraliser, les critères de recrutement des AVS. Un(e) AVS est parfois une charge supplémentaire pour l’enseignant qui peut avoir dans sa classe une personne qui n’en fait qu’à sa tête et qui prend des initiatives qui ne sont pas de son ressort ( interventions et aides pédagogiques inadaptées auprès aussi des AUTRES ENFANTS (!!!) , contournement des règles de vie de la classe (OUI !) . Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que c’est très compliqué et usant ! Et l’Administration n’en tient pas compte quand on le signale ( de façon très diplomatique pour ne blesser personne) sur le bilan de fin d’année.
Je me répète, je ne veux pas généraliser, j’ai eu aussi des expériences positives, en particulier cette année. Mais c’est un réel problème… Quand on sait qu’un (e) AVS arrivera dans notre classe, on a une certaine appréhension… Dur métier.
Il se trouve aussi qu’ il y a l’effet inverse, l’ AVS est notifiée avec un enfant et l’ acceuil réservé et parfois froid et distant. Pas facile de communiquer sur les besoins de cet enfant pour l’accompagner au mieux dans sa scolarité. L’intégration des avs et pas toujours un point fort dans les équipes éducatives en sachant qu’ elles (ils) sont la pour aussi soulager les enseignants ,quand ils sont confrontés à des élèves en situation de handicap et d’autres enfants avec des difficultés dans les apprentissages. Manque de communication!
Les derniers textes concernant les AESH s’efforcent de favoriser leur intégration dans la communauté éducative… Disons qu’ils sont pleins de bonnes intentions.
Circulaire n° 2019-090 du 5 juin 2019 – Cadre de gestion des AESH 3. Les conditions d’exercice des fonctions d’AESH, élément déterminant de leur pleine intégration dans la communauté éducative http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page311.htm
Bonjour , merci pour cet article . Qu’en est-il des Aesh qui sont en poste dans les classes ULIS ? Je ne trouve rien a ce sujet . Je suis AESH /co , vais je faire partie du vivier de l’école pour etre repartie en fonction des besoins de toute l école ? Mon poste va t il etre supprimé pour qu il ny ait plus que des AESH/mu? A votre avis ?
Bien a vous
Dans la circulaire « Pour une école inclusive » citée en référence pour cet article, je n’ai rien lu de spécifique concernant les AESHco en poste en ULIS. Il est seulement rappelé qu’il est tenu compte des ULIS dans l’état des lieux du PIAL. Je suppose donc que pour vous il n’y a pas de changement. Mais vous pouvez regarder de près ce qui est dit dans votre contrat !
La circulaire du 5 juin relative à la gestion des AESH n’évoque pas non plus les AESHco en ULIS.
Merci pour votre reponse ! Je regarderai , mon contrat va bientôt arriver pour signature. Mes collegues ont deja signé les leur,il n y a absolument rien concernant le PIAL . La seule modification cest qu il a une durée de 2 ans et non plus 1 quil est signé le 24 juin pour demarrer le 1 septembre . Mais rien dautre . Nous verrons bien !
C’est 2 ans, ce n’est pas 3 ans ? C’est peut-être parce qu’il vous reste deux années à faire pour arriver au terme de vos 6 années de CDD ?
Bonjour,
Je suis AESH collective et j’ai lu qu’il existe maintenant des AESH référents (nouveau métier?) Est-ce qu’ils travaillent dans les PIAL? et qui peut prétendre à un poste d’AESH référent?
Merci pour vos réponses!
Meilleures salutations
Voici ce qui est dit des AESH référents dans l’annexe de la circulaire du 5 juin 2019 Pour une école inclusive
http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page305.htm#annexe :
« Dans chaque DSDEN, un ou des AESH référent(s) peuvent être nommés. Ils ont pour mission d’apporter un appui aux AESH nouvellement nommés et un soutien aux AESH en difficulté. Cet AESH référent apporte son aide et accepte de mutualiser ses outils et sa pratique professionnelle. Il rassure, conseille et accompagne. Cet accompagnement peut se dérouler hors présence de l’élève (lors d’un entretien entre pairs avec ou sans la présence de l’enseignant) ou pendant le temps de classe, en présence de l’élève et de l’enseignant. Le pilote ou le coordonnateur du PIAL peut solliciter l’aide de l’AESH référent autant que de besoin. »
Et j’ajoute : Ce rôle des AESH référent vis à vis de leurs pairs se rapproche de celui des conseillers ASH vis à vis de leurfs collègues enseignants. On suppose que leurs coordonnées seront indiquées sur le siotge de l’IEN ASH.
Sur les conseillers ASH voir les articles du site Ecole et handicap :
https://ecole-et-handicap.fr/le-metier-de-conseiller-ash/ Comprendre le métier de conseiller ASH
et https://ecole-et-handicap.fr/faire-appel-a-un-conseiller-ash-une-opportunite-pour-les-parents/ Faire appel à un conseiller ASH : une opportunité pour les parents
Quel leurre encore une fois au quotidien c’est un salaire au rabais.
Nous devenons corvéables avec pour seule fin une économie…
Il est bien triste de ne pas considérer notre travail et les enfants accompagnés….
La circulaire évoquée dans l’article traite essentiellement des PIAL. Il est souhaité aussi que les AESH soient mieux reconnues dans la communauté éducative.
Concernant la gestion des AESH, il y a une autre circulaire, qui vient de paraître et que j’évoquerai prochainement dans le site Ecole et handicap, à la page sur la gestion des AESH.
Il y a peu de chances que les enseignants, prétent reconnaissance aux aesh, un doux rêve!?
Pour ma part la plus grosse inquiétude reste le mépris des droits des enfants.
On vous répondra à la direction de l’école que l’on fait avec les moyens humains alloué par le rectorat.
Pour avoir été confronté au non respect du PPS, il ne vous resteras plus qu’à menacer l’école d’aller en justice en cas de désaccord de droits bafoués ? Et on placera l’aesh tél un pion à la guise des convenances de l’école et au détriments des besoins réels des enfants. Encore de belles idées purement économiques je pense aussi…
Vous êtes AESH ? et vous n’avez jamais rencontré un enseignant qui reconnaissait l’intérêt et la qualité de votre accompagnement des enfants ?
Quant à dire qu’on fait passer la convenance de l’école au détriment des besoins des enfants, je veux croire que ce n’est pasz systématique. Je l’ai vu toutefois, c’est vrai, quand l’école s’oppose en ESS à envoyer l’AESH sur les temps périscolaires. Vous avez d’autres exemples ?
Pourvu que la réforme amène un peu plus de recul de la part des AESH, des enseignants et des cadres de l’EN en général, qu’on sorte d’une logique d’inclusion qui n’est qu’une intégration déguisée. Une véritable inclusion ne reposerait plus sur la pédagogie et l’accès aux savoirs, mais sur la présence à l’autre et la tolérance de la différence. Elle pourrait bien changer la face de l’école.
Vous aurez noté en effet que la circulaire souligne que l’un des buts de l’accompagnement est de développer l’autonomie de l’élève. On ne se’enferme pas dans le scolaire. C’est un point qu’il serait intéressant de développer. J’y reviendrai sans doute dans un prochain article à propos des enfants trisomiques.
Le risque est de se retrouver avec plusieurs élèves dans le besoin dans une même classe car on divise le temps de présence. Il y des élèves pour qui cela ne pose aucun problème mais d’autres qui ont besoin de toute l’attention. Nous ne ferons plus 10 15 24 heures avec un deux ou trois élèves mais 2, 3, 4 heures avec 10, 7, 5 élèves. N’oublions pas que nous serons donc mobilisés sur plusieurs établissements, dans une même journée.avec des niveaux différents, plusieurs équipes enseignantes, avec les déplacements à nos frais pour 700 euros par mois. Avoir une aesh n’est pas forcément stigmatisant pour l’enfant, c’est surtout d’être dans l’incapacité de suivre en classe qui leur pose soucis. Il existe un grand nombre d’élèves qui auraient besoin d’une aesh pour 20 heures par semaines et qui doivent se contenter de 5, 6 heures car il faut mutualiser les aides. Quand un enfant à besoin on d’aide, cela n’est pas que 4 heures dans la semaine. Et le reste du temps, tout va bien?
Tout à fait d’accord avec le commentaire précédent. Je ne comprends absolument pas cette orientation pour les élèves qui ont besoin d’une avsi. Mon enfant a une avsi et elle a constamment un rôle à jouer y compris pendant les cours d’EPS ; l’objectif étant bien entendu de développer son autonomie à la fois dans les apprentissages et dans ses relations aux autres. Sans avsi, il ne pourra plus aller à l’école. Où est l’inclusion ?!!
Je comprends votre inquiétude, mais attention, il n’est pas dit que les AESHi disparaissent. Il y a eu des malentendus à ce sujet, même s’il reste des questions.
Voyez ma note le devenir des AESHi : http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page810.htm#AESHi
Bonjour,
Je ne suis absolument pas d’accord cette phrase : »La circulaire ne le dit pas, mais dans le fonctionnement du PIAL la distinction entre aide individuelle et aide mutualisée n’a plus guère de raison d’être. »
La place est le rôle de l’AESHi reste inchangé dans le PIAL. La loi impose le respect de la quotité horaire notifiée par la MDPH dans le cadre de l’attribution d’une aide humaine individuelle. L’AESHi est attribué lorsque les besoins d’accompagnement de l’élève sont soutenu et continu, ce qui n’est pas le cas des accompagnements mutualisés.
Encore une usine à gaz pyramidale qui n’a pour seul but que de rentabiliser des emplois précaires et sous-payés!
Cette » feignasse d’AESH » ne pourrait-elle pas être utile pendant que Kévin est chez l’orthophoniste?!!
Ainsi la promesse du candidat Macron sera tenue: il y aura bien une AVS pour chaque enfant en situation de handicap; il n’est pas dit pendant combien de temps!
Quant à l’amélioration des conditions de travail mise en avant dans la circulaire: les couleuvres sur une place valorisée au sein de la communauté éducative serviront à faire avaler des postes morcelés sur plusieurs écoles et dans plusieurs villes!!!
Un peu de prêchi-prêcha par ci, quelques paperasses supplémentaires par là, une dose conséquente de bons sentiments, une tape dans le dos pour les plus soumis, sur les doigts pour les autres et l’école inclusive, tellement humaine, mais surtout tellement économique va nous arriver en pleine figure.
Et les enfants dans tout ça???
Vite, devant TF1 avec une bouteille de Coca!
J’apprécie le style ! Mais j’espère tout de même que le seul but n’est pas de faire des économies.
Je partage vos préoccupations. Mais la mise en place des PIAL ne sera peut-être pas aussi catastrophique que vous ne le craignez. Le pire n’est pas toujours sur ! On peut espérer qu’il y aura sur le terrain des responsables des PIAL qui seront conscients des problèmes. Il y aura toujours les ESS, dont vous êtes membre…
Je suis très septique des nouveaux contrats. Avec ce nouveau contrat moi même aesh depuis des années. On nous changé les contrats comme ça pas de titularisation. 20 Ans dans les écoles et toujours à attendre ! Les nouveaux contrats PIAL nous à enlevé du travail. Je faisais jusqu’en juin 31h +4 ess et là s’en nous prévenir nous passons à 24h. Évidemment, nous n’avons pas le droit de s’inscrire à pôle emploi ! Tous ces enfants en difficultés vont ressentir notre mal être. Nous ne pourrons pas être à fond avec eux. Je suis désespérée de tout ça. On nous prend pour des pingouins !!!!
Le PIAL ne change rien au fait que vous soyez en CDD et que vous puissiez obtenir un CDI après six ans d’exercice en CDD.
Vous n’avez pas la possibilité de vous inscrire à Pôle emploi, mais vous pouvez cumuler avec d’autres emplois, hors AESH, puisque vous n’êtres embauchée qu’à temps partiel. Voyez
http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page803.htm#cumul
Pouvez vous m’expliquer comment puis je prendre un 2eme emploi quand je travail le lundi, mardi et jeudi de 8h40 à 16h20, le mercredi de 8h40 à 11h40 et le vendredi de 8h40 à 11h40 ?
Je précise que je suis maman de 2 enfants également et que l’objectif de travailler, ce n’est pas de dépenser le peu que je gagne en carburant et en garderie…
J’ai l’impression que vous ne connaissez absolument pas la réalité de notre travail.
D’abord, même si nous sommes à 24 heures par semaine, nous n’avons jamais des emplois de temps qui nous permettent d’avoir un autre travail, exemple : lundi 8h30 10h30 , pause, 14h00-17h00, mardi : 8h30-10h30 pause, 14h0017h00, etc, ….mais bien sur, je peux travailler la nuit et ne pas dormir. Et quand on s’occupe d’un élève autiste sévère, non verbal, qui fait régulièrement des crises, en sortant du travail, on n’a à peine la force de rentrer, de manger et de se coucher!!! C’est épuisant! Vos conseils sont absurdes!!!!!!!!!!!!!!!!
à Juliette et à Elodie
Je ne crois pas donner beaucoup de conseils ; je cherche surtout à donner des informations et des références qui permettent aux AESH de se défendre.
Vos horaires de travail sont organisés en principe par le pilote du PIAL, si vous êtes en PIAL, ou sinon par le coordonnateur départemental des AESH. Dans un PIAL il peut y avoir aussi un coordonnateur des AESH.
Si vous n’y voyez pas d’inconvénients, je reproduis vos messages dans mon site, à propos du cumul des contrats, qui est effectivement souvent quasi impossible.
http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page803.htm#cumul
Je constate que certaines AESH peuvent avoir des horaires de travail plus importants parce qu’elles accompagnent des enfants sur les temps périscolaires.
Bonjour
Comment faisiez vous 31h par semaine + 4 Ess? Vous dîtes descendre à 24h ? Je ne comprends pas? Pouvez vous m’expliquer tout ça s’il vous plaît?