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Troubles du langage et scolarisation

Dysphasie et dyslexie

La circulaire interministérielle (Santé/Education nationale) n° 2002-024 du 31 janvier 2002 a marqué une étape importante en reconnaissant que les troubles du langage oral ou écrit constituaient dans certains cas un véritable handicap, qui devait être traité comme tel.

Les familles des enfants souffrant d’un trouble du langage peuvent donc demander à la MDPH la mise en place d’un PPS.

Dans les années qui suivirent et à cause de la difficulté pour les familles d’obtenir un diagnostic, le Ministère de la santé créait dans chaque région un « Centre de référence pour le diagnostic des troubles du langage ». Voir ci-dessous :  documents

Indépendamment de ces centres, où l’attente est souvent très longue, les familles peuvent obtenir un diagnostic auprès d’un neuropédiatre, à partir du bilan d’un orthophoniste. Parfois d’ailleurs la MDPH se contente du bilan orthophonique pour attribuer un PPS

Il a fallu bien du temps et l’action des associations de parents pour que le handicap soit effectivement reconnu et aujourd’hui encore les aménagements recommandés dans le PPS sont loin d’être toujours pris en compte par les enseignants. Il a fallu attendre la circulaire relative aux ULIS du 21 août 2015 pour que l’Education nationale préconise la possibilité d’ouvrir des ULIS TSLA (Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages).

De nombreux départements, toutefois, avaient devancé la circulaire en réservant certaines ulis aux élèves porteurs du handicap. Voir ci-dessous : documents

Dans le même temps l’intervention  des orthophonistes prenait une importance croissante, d’où la nécessité de clarifier leur statut, notamment quand il s’agit pour eux de travailler sur le temps scolaire, voire dans les écoles. Voir ci-dessous : documents

►  une page sur la dysphasie

Le PAP – Plan d’Accompagnement Personnalisé

Le PAP a été mis en place à la demande notamment des associations de parents d’enfants dyslexiques. Il a pour objet de proposer une procédure plus simple que le PPS.  Il permet de prendre des mesures d’aménagement pédagogique au bénéfice d’un élève, sans y ajouter des mesures de compensation du handicap.

Le PAP est mis en place sous la responsabilité du directeur de l’école ou du chef d’établissement, après avis du médecin scolaire. La famille évite ainsi le passage par la MDPH.

Présentation du PAP

Bonnes pratiques

L’histoire de la scolarisation des enfants handicapés est jalonnée d’initiatives individuelles et de mises en place de dispositifs institutionnels. Enseignants, professionnels, parents et associations de parents manifestent leur volonté d’aider et d’accompagner les enfants souffrant de troubles du langage.  Nous donnons ici quelques exemples de « bonnes pratiques », parfois déjà anciennes. Ce chapitre mériterait assurément d’être mis à jour…

Les réseaux santé

Il y a eu France une dizaine de Réseaux de Santé consacrés aux troubles du langage et des apprentissages. ils ont été créés  dans le cadre des programmes régionaux de santé, par des professionnels du soin en lien avec les professionnels du secteur médico-éducatif.

Ils assument des fonctions de dépistage, notamment auprès des maternelles, de diagnostic, de soins et d’accompagnement des élèves.

Mais leur développement a été freiné pour des raisons budgétaires. Nous en donnons deux exemples :

Les réseaux santé

Exemple d’un travail en réseau : la charte de Strasbourg

L’idée qu’il faut partager les démarches pédagogiques qui réussissent est une vieille idée. Le projet d’une charte associant des écoles et/ou des établissements engagés dans la scolarisation d’enfants et/ou de jeunes autour d’un handicap commun, est certainement une manière intelligente et réaliste de la mettre en œuvre.

A Strasbourg, ce sont 21 écoles et collèges qui en 2012 travaillaient en réseau pour la prise en charge des élèves dyslexiques.

La charte de Strasbourg

Echanges et témoignages

Cette section est à venir

Documents

Liste des Centres référents pour le diagnostic des troubles du langage et des apprentissages
Liste de ULIS 1er et 2d degré pour enfants et adolescents souffrant de troubles du langage
Statut des orthophonistes et intégration scolaire. Les orthophonistes à l’école

Un peu d’histoire

La circulaire de janvier 2002 faisait suite au rapport Ringard  « « A propos de l’enfant dysphasique et de l’enfant dyslexique » remis en février 2000.

Le rapport ne prenait pas parti sur l’étiologie des troubles, reconnaissant du même coup que leur origine n’était pas nécessairement d’ordre psychologique ou psychiatrique.

Le rapport préconisait des prises en charge reposant sur le partenariat (scolarisation articulée avec des prises en charge thérapeutiques ou rééducatives).

Le rapport Ringard
Présentation de la circulaire 2002-024 du 31 janvier 2002

D’autres documents ont marqué l’histoire de la reconnaissance du trouble et de sa prise en charge, notamment le rapport des Inspections générales de la Santé (IGAS) et de l’Education nationale (IGEN) de janvier 2002 et le rapport Paul Blanc de mai 2011

Le rapport IGAS/IGEN – janvier 2002
Présentation du rapport IGAS/IGEN
Le rapport Paul Blanc – mai 2011

Textes officiels

        Circulaire 2002-024 du 31 janvier 2002 Mise en oeuvre d’un plan d’action pour les enfants atteints d’un trouble spécifique du langage oral ou écrit

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